Everyone’s way of escaping


Everyone’s way of escaping…
Some are read books and scholarship. It’s not exactly my way, even if it can happen to me. Others are climbing to mont blanc or Everest. I’ll never get up so high. Others are in paragliding, hang gliding, I often see flying around my house… No, I, as I have the evil of the air, I escape by offering me worlds that are unavoidable and impossible. Like those mountains all around. Useless but so beautiful. Too small to become the glory of seasoned …

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Colette Fournier
décembre 23, 2017

Vu tout ce qui m’échappe, je me contente de marcher, parfois pendant des heures, la marche étant une forme de danse qui lie étroitement corps et tête et tout parle autrement ou se tait alentour.

Dom Barrot
décembre 23, 2017

S’échapper ? Si je réfléchis je n’en éprouve pas le besoin ou je n’en ai pas conscience. Quand je lis c’est pour mieux me trouver, disons pour mieux comprendre le mystère que je suis pour moi-même dans ce monde énigmatique.

Pierre Perrin
décembre 23, 2017

Qu’est-ce qui s’échappe ? Un gaz, de la fumée, un prisonnier ? Je ne ressens nullement ce besoin de fuite, cher Alain, puisque tu poses la question.

Alain Lecomte
décembre 23, 2017

Aïe, bien sûr tu poses la question qui fait mal. S’échapper… comment ne pas voir que nous avons besoin de nous échapper, comme Baudelaire rêvant sur ces merveilleux nuages… Alors qu’avons-nous? Le voyage, les livres (pour moi, je recherche les livres dits « difficiles », qui ne laissent pas trop de place à la distraction) et puis fort heureusement les relations humaines.

    Danielle Favorelle
    décembre 21, 2017

    Sans doute une nécessité que la relation humaine.

Danielle Favorelle
décembre 23, 2017

Sans doute une nécessité que la relation humaine.

Jacqueline Cnobloch
décembre 24, 2017

He bien moi je m’échappe par l’action…et j’aurais bien aimé pouvoir proposer des mondes incontournables et impossibles. Il en est un moins glorieux c’est celui de s’échapper en pianotant sur son clavier à la recherche d’interlocuteurs inconnus…

Michel Deschamps
décembre 24, 2017

S’échapper pour moi, Alain, c’est partir vers d’autres horizons… C’est s’évader dans d’autres contrées et revenir vers ses racines, le coeur et l’esprit un peu plus léger et comme libéré de la routine, c’est aussi s’échapper de ce monde fait de radot…

Eric Costan
décembre 24, 2017

Créer des mondes dans des jardins et sur des pages

Jacqueline Fischer
décembre 24, 2017

Pour moi c’est créer mais pas vraiment une évasion , je me sens pas prisonnière puisque j’ai choisi de vivre ainsi . Je passe ma vie-une bonne part- dans les images les couleurs, les mots , je ne m’ennuie jamais,ou du moins très rarement c’est étrange 🙂 .

Giovanni Marinella
décembre 24, 2017

s échapper c’est aérer son chemin

Catherine Smits
décembre 25, 2017

« Ainsi, dit Sénèque, chacun se fuit toujours. Mais à quoi bon, si l’on n’échappe pas à soi ? On se suit soi-même, et jamais cette pesante compagnie ne lâche nos talons… ».

Alain Lecomte
décembre 25, 2017

Je crois que la question posée par Alain est celle de la mélancolie. Ce n’est pas « comment échapper à soi-même » mais comment échapper à la mélancolie, or la mélancolie, personne ne peut la nier. Sans elle, la littérature serait-elle ce qu’elle est?

    Jacqueline Fischer
    décembre 21, 2017

    mélancolie ou ennui ? ou encore taedium vitae ? ce dégoût de vivre rebaptisé parfois plus trivialement « à quoi bonisme » … ou encore ce « vague des passions  » dont parlaient les romantiques » ….mélancolie ou angoisse de mort ? car le mot mélancolie …

    Alain Lecomte
    décembre 21, 2017

    la mélancolie, au sens où l’étudie par exemple un Jean Starobinski.

    Alain Nouvel
    décembre 21, 2017

    Oui, tout à fait d’accord avec Jacqueline, mélancolie au sens d’humeur noire. Mais la mélancolie n’est que le symptôme d’une façon de vivre inadéquate. Je rêve souvent à Un roi sans divertissement de Giono qui a traité magistralement de ce thème. L’e…

    Catherine Smits
    décembre 21, 2017

    Certes Alain Lecomte, mais outre la forme pronominale, je lis:  » s’échapper de sa vie ». D’où Sénèque. Alain aurait pu écrire: A chacun sa façon de se DISTRAIRE, mais il a bien utilisé  » s’échapper »..Interprétation personnelle, je ne tiens pas à polémiquer du tout 😉

    Jacqueline Fischer
    décembre 21, 2017

    Alain, il vaut mieux car l’immortalité c’est long 🙂

    Alain Lecomte
    décembre 21, 2017

    Alain, je ne crois pas qu’on se débarrasse de la mélancolie comme ça… Kierkegaard, Hölderlin, Rilke…. tous de grands artistes… et pourtant ô combien mélancoliques!

    Alain Nouvel
    décembre 21, 2017

    Certes, mais l’art leur permet d’en faire quelque chose.

    Catherine Smits
    décembre 21, 2017

    Alain Nouvel : Oui, c’est même un moteur, une force je crois.  » Tel l’héritier de grands domaines qui ne finit jamais d’en prendre connaissance – tel par la mélancolie j’ai été en face du possible.  »

    Kierkegaard, Journal, VIII A 2

    Alain Nouvel
    décembre 21, 2017

    Mais ce que dit Catherine Smits est très juste et je la remercie de l’attention qu’elle porte à mes mots. S’échapper c’est aussi et surtout une question liée au désir et à la métamorphose. Qui suis-je ? Une part de moi excède moi-même. Pascal encore lui, disait bien « l’homme passe l’homme.  » …

    Catherine Smits
    décembre 21, 2017

    Alain Nouvel : si bien dit, si bien exprimé. Je suis contente de bien vous lire Alain.

    Jacqueline Fischer
    décembre 21, 2017

    et je dirai très trivialement vu que des gloses savantes que je lis, ma cervelle indocile ne retient rien ou pas grand chose on s’emporte partout avec soi donc échapper ou s’échapper revient exactement au même, à mon sens . Fuite immobile ou mobile dans la prison du corps.

    Catherine Smits
    décembre 21, 2017

    Jacqueline Fischer : et vlan, Starobinski n’a qu’à bien se tenir! 😉

    Jacqueline Fischer
    décembre 21, 2017

    C’est pas que je ne l’aime point, mais je l’ai pas relu hier au soir … 🙂 . Sa transparence fait obstacle dans l’opacité de ma mémoire 🙂 .

    Catherine Smits
    décembre 21, 2017

    Et de plus citer Sénèque n’était pas une idiotie, en ce sens que même ce cher Jean le cite dans  » L’encre de la mélancolie » :  » Sénèque répond par une belle analyse de l’ennui, dont se souviendra Baudelaire :
    Le mal qui nous travaille n’est pas dans …

    Jacqueline Fischer
    décembre 21, 2017

    Catherine , j’avais oublié le spleen merci !

    Alain Nouvel
    décembre 21, 2017

    Je voulais juste comprendre comment j’échappais à ce que j’appellerais plutôt ma « disproportion » (toujours Pascal). C’est d’elle que ma mélancolie provient. Je suis à la fois trop grand et trop petit, trop infini et trop limité. Cette inadéquation à mo…

    Alain Lecomte
    décembre 21, 2017

    euh… moi non plus, je ne cherchais pas à faire assaut d’érudition! c’est de manière naïve et spontanée que le nom de Starobinski m’est venu à l’esprit… je ne m’attendais pas à ce que ce nom « polarise » les débats… Pourquoi en est-il ainsi? C’est pas bien de le citer? Eclairez-moi!

    Jacqueline Fischer
    décembre 21, 2017

    Si si, mais je ne pouvais vous répondre sur ce point . Et puis c’est une occasion de dérouler des écheveaux … même si on digresse sans aucun doute . Nous sommes entre personnes de bonne compagnie, 🙂 .

    Catherine Smits
    décembre 21, 2017

    Alain Lecomte : Ce n’est pas une question de bien ou pas bien, c’est juste que vous m’avez reprise en écrivant:  » Ce n’est pas « comment échapper à soi-même » . Alors, j’ai développé ma pensée ( et je précise que je suis perfectible!). C’est l’intérêt de Facebook quand il est bien utilisé: débattre calmement ( même si je suis vive 😉 ) entre personnes éduquées.

    Alain Lecomte
    décembre 21, 2017

    mouais… je ne sais pas si je suis « éduqué » ni si je suis « de bonne compagnie »… Peut-être vous penseriez le contraire si vous me connaissiez (on ne sait jamais, je me méfie 🙂 )!

    Alain Nouvel
    décembre 21, 2017

    Important, essentiel de ne pas se sentir accusé ou mis en cause. Ce n’est pas du tout mon but.

    Jacqueline Fischer
    décembre 21, 2017

    non mais toute discussion amène à exposer parfois des avis sentis comme contradictoires , en l’occurrence,je le »s sens plutôt complémentaires 🙂 et puis personne n’a insulté personne style « j’ai raison espèce de c… , » c’est ce que j’appelle être de bonne compagnie 🙂 tort ou à raison

Jacqueline Fischer
décembre 25, 2017

mélancolie ou ennui ? ou encore taedium vitae ? ce dégoût de vivre rebaptisé parfois plus trivialement « à quoi bonisme » … ou encore ce « vague des passions  » dont parlaient les romantiques » ….mélancolie ou angoisse de mort ? car le mot mélancolie …

Alain Lecomte
décembre 25, 2017

la mélancolie, au sens où l’étudie par exemple un Jean Starobinski.

Alain Nouvel
décembre 25, 2017

Oui, tout à fait d’accord avec Jacqueline, mélancolie au sens d’humeur noire. Mais la mélancolie n’est que le symptôme d’une façon de vivre inadéquate. Je rêve souvent à Un roi sans divertissement de Giono qui a traité magistralement de ce thème. L’e…

Catherine Smits
décembre 26, 2017

Certes Alain Lecomte, mais outre la forme pronominale, je lis:  » s’échapper de sa vie ». D’où Sénèque. Alain aurait pu écrire: A chacun sa façon de se DISTRAIRE, mais il a bien utilisé  » s’échapper »..Interprétation personnelle, je ne tiens pas à polémiquer du tout 😉

Jacqueline Fischer
décembre 26, 2017

Alain, il vaut mieux car l’immortalité c’est long 🙂

Alain Lecomte
décembre 26, 2017

Alain, je ne crois pas qu’on se débarrasse de la mélancolie comme ça… Kierkegaard, Hölderlin, Rilke…. tous de grands artistes… et pourtant ô combien mélancoliques!

Alain Nouvel
décembre 26, 2017

Certes, mais l’art leur permet d’en faire quelque chose.

Catherine Smits
décembre 26, 2017

Alain Nouvel : Oui, c’est même un moteur, une force je crois.  » Tel l’héritier de grands domaines qui ne finit jamais d’en prendre connaissance – tel par la mélancolie j’ai été en face du possible.  »

Kierkegaard, Journal, VIII A 2